Moustapha DIAKHATE s’est violemment attaqué à Ousmane SONKO suite au discours de ce dernier lors du dialogue tripartite du jeudi 27 février 2025, réunissant le gouvernement, les syndicats et le patronat. Dans une publication sur Facebook, l’ancien membre de l’Alliance pour la République (APR) a critiqué l’attitude du Premier ministre, l’accusant d’adopter une posture autoritaire et de considérer les libertés comme des freins au développement.
Selon l’ancien chef de cabinet de Macky SALL la prospérité ne peut exister sans liberté. Il rappelle que « l’histoire a démontré l’inefficacité des systèmes oppressifs », citant « l’esclavagisme » et le « capitalisme d’État » comme des modèles économiques voués à l’échec. « Le capitalisme ne peut fonctionner sans liberté individuelle, liberté d’entreprendre et liberté d’échanger », souligne-t-il.
La critique s’étend également à la vision d’Ousmane SONKO sur les corps intermédiaires tels que les syndicats, les associations et les assemblées consultatives comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Selon Moustapha Diakhaté, le Premier ministre les considère comme des « instruments du système », ce qui, pour lui, traduit une conception rétrograde de la démocratie représentative. Or, selon M. DIAKHATE, ces corps intermédiaires jouent un rôle essentiel dans l’équilibre démocratique en servant de relais entre les citoyens et les pouvoirs publics. Ils permettent, selon lui, « une représentation des intérêts économiques et sociaux en parallèle du suffrage universel, offrant ainsi un espace d’expression et de dialogue nécessaire à toute démocratie ».
L’ancien parlementaire va plus loin en comparant cette approche à celle des régimes autoritaires du passé, rappelant que « les nazis, une fois arrivés au pouvoir, ont commencé par restreindre les libertés, brûler des bibliothèques et persécuter intellectuels et penseurs critiques ».
Enfin, Moustapha DIAKHATE insiste sur la « nécessité de défendre les valeurs démocratiques et républicaines face aux dangers du populisme et de l’extrémisme, qu’il soit politique ou religieux ». Le membre fondateur de l’APR estime que les démocrates doivent s’opposer fermement à toute forme de « totalitarisme pour préserver les acquis institutionnels dans l’espace de la CEDEAO et au-delà, sur tout le continent africain ».
Babacar NGOM