Ce mercredi 02 Avril 2025, l’assemblée nationale sénégalaise a adopté la proposition de loi interprétative de l’amnistie de mars 2024. Une victoire pour le parti au gouvernement (Pastef), qui ne plaît pas fait que des heureux.
Pour le parti de Macky SALL, l’alliance pour la république (APR), « Pastef vient de voter une loi scélérate dite d’interprétation, qui en réalité vise à absoudre les commanditaires et les auteurs de délits et de crimes et indexer les Forces de Défense de de Sécurité. » Dans un communiqué parvenu à Walfnet, l’APR note une fois que Pastef n’a pas tenu sa promesse d’abroger cette loi d’amnistie.
Avec le vote de cette loi interprétative, le parti qui a dirigé le Sénégal ses douze dernières années, affirme que le parti d’Ousmane SONKO montre « sa volonté d’user de l’arme de la vengeance au détriment de la justice ». Ceci à travers une « clochardisation des institutions de la République pour assouvir son désir de vengeance et de règlement de comptes ».
Dans ce communiqué, l’APR alerte aussi sur le fait que « cette dangereuse loi dite d’interprétation rouvre les plaies d’une période de troubles, promeut un retour en arrière funeste et consacre une rupture d’égalité entre les citoyens sénégalais. »
L’APR dans son communiqué réitère son soutien total aux Forces de Défense et de Sécurité qui, selon le parti de Macky SALL, ont sauvé le Sénégal d’une « déstabilisation ». « Nous appelons les Sénégalais à se dresser en bouclier autour des FDS. Nulle tentative de faire payer à nos policiers, gendarmes, militaires et magistrats leur engagement qui a permis de vaincre l’insurrection, ne doit prospérer », peut-on lire dans le communiqué.
Les membres du Groupe Takku Wallu Sénégal prévoient de faire appel au Conseil Constitutionnel dans les plus brefs délais. Ils souhaitent que cette loi, jugée partiale, sélective et en opposition au principe d’égalité des citoyens devant la loi, soit déclarée inconstitutionnelle.Rémi SOUSSO