À quelques heures de la rencontre tripartite cruciale entre l’État, les syndicats et le patronat, prévue demain, la tension reste tendue dans le secteur public. Les organisations syndicales de divers secteurs, notamment le primaire, l’éducation, la santé et la justice, ont déjà dressé une liste de revendications pressantes, témoignant d’un malaise profond au sein de la fonction publique.
Secteur primaire : des accords en suspens et des conditions de vie précaires
Dans le secteur primaire, les syndicats réclament le respect des accords conclus, notamment la mise en place du fonds commun et la généralisation de l’indemnité de logement.
Ils exigent également l’intégration des contractuels dans la fonction publique, l’octroi de terrains à usage d’habitation et l’accès facilité aux logements sociaux, ainsi que le passage de l’âge de la retraite à 65 ans.
Éducation et enseignement supérieur : entre manque de moyens et reconnaissance
Le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur est en proie à de nombreuses difficultés.
Les syndicats dénoncent les lenteurs administratives, le manque d’enseignants qualifiés et la faiblesse des pensions de retraite. Ils réclament « l’académisation du BFEM, la revalorisation des indemnités du baccalauréat et la régularisation des pensions de réversion des ayants droit des enseignants chercheurs décédés ».
Santé : des personnels en attente de reconnaissance et de meilleures conditions
Le secteur de la santé est également en crise. Les syndicats exigent le « reclassement effectif des techniciens supérieurs de santé, la revalorisation des indemnités, le prolongement de l’âge de la retraite à 65 ans pour les agents de santé et à 68 ans pour les médecins, ainsi que la prise en compte des années de spécialisation ».
Justice : des carrières bloquées et des personnels en souffrance
Par ailleurs, le secteur de la justice n’est pas en reste. Les syndicats réclament « le passage sans obstacle des greffiers à la hiérarchie A2 et le reclassement du personnel du ministère de la Justice dans le corps des assistants des greffes et parquets ».
Liboire SAGNA