Le président américain Donald Trump, qui a refusé de condamner Moscou pour son ingérence dans la campagne présidentielle américaine lors de son sommet avec Vladimir Poutine, a assuré avoir une « immense confiance » dans le renseignement américain. Une réponse pas suffisante pour faire taire les nombreuses critiques. Son attitude face à son homologue russe a notamment été qualifiée de « honteuse ».
« La Maison Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question: qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des Etats-Unis », a-t-il écrit sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants à Helsinki.
« Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump. »
Le locataire de la Maison Blanche s’en est pris, aux côtés du maître du Kremlin, à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle qui l’a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.
« Performance honteuse »
« Dans toute l’histoire de notre pays, les Américains n’avaient jamais vu un président des Etats-Unis soutenir un adversaire de l’Amérique comme Donald Trump vient de soutenir le président Poutine », a déploré Chuck Schumer.
« Pour le président des Etats-Unis, être du côté du président Poutine contre les forces de l’ordre américaines, les responsables de la défense américains, et les agences du renseignement américain est irréfléchi, dangereux et faible », a-t-il estimé.
Durant toute sa tournée européenne, « jusqu’à sa performance honteuse à la conférence de presse » avec Vladimir Poutine, « Donald Trump a renforcé nos adversaires tout en affaiblissant notre défense et celle de nos alliés », a encore affirmé le ténor démocrate.