La délocalisation des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor porte un sacré coup à certains de ses ex-employés.
Même si elle porte chance à certains, d’autres se morfondent dans la misère. C’est le cas des prestataires des Aéroports du Sénégal (Ads).
Les prestataires des Aéroports du Sénégal (Ads) sont dans tous leurs états. Depuis la délocalisation de l’aéroport Léopold Sedar Senghor le 7 décembre dernier, ils ne savent plus sur quel pied danser. Leurs journées sont devenues longues et ils n’arrivent plus à dormir les poings fermés. Pour cause, ils ont tous été envoyés au chômage. Pour ce faire attendre, ces frustrés sortent de leur réserve pour exposer leur calvaire. Présent dans les locaux de WalFadjri, Oumar Diallo, un des prestataires, laisse éclater sa colère. «J’ai vécu 5 ans dans cet aéroport. Cette délocalisation est venue nous porter un lourd préjudice parce que, depuis un mois, mes camarades et moi vivons dans la galère. Après une concertation entre le ministre et nous, la promesse était de faire un dispatching de tous les prestataires dans les deux aéroports. Depuis lors, rien n’a été fait», dit-il. Avant de solliciter une aide de la part du président de la République. «Nous demandons au Président Macky Sall de nous venir en aide parce que, plus de 800 personnes sont là-bas à ne rien faire», quémande Oumar Diallo.
Dans le même sillage son camarade Amadou Ndiaye, chef de la brigade verte à l’aéroport, déclare que leur seul souhait est de retrouver leur travail, quel que soit le lieu. «Certes, il serait difficile de nous transférer tous. Mais, au moins, nous recaser dans les différents aérodromes régionaux. On avait même signé l’accord. Maintenant, comme la situation est défavorable et que la promesse n’est toujours pas tenue, on nous laisse ici pour prendre d’autres gens qui ne remplissent pas les critères exigés pour être prestataires de service. Nous déplorons cette situation et exigeons notre recasement le plus vite possible», conclut Amadou Ndiaye.
Bourama NDOUR (Stagiaire)