De l’arrestation de Bamba Fall en janvier au procès Khalifa Sall en décembre, en passant par d’autres dossiers retentissants, l’année finissante aura été mouvementée.
Le secteur de la Justice a connu des moments forts qui resteront à jamais gravés dans les archives. Sans prétention d’être exhaustive, Walf Quotidien en retrace les faits saillants. Rétrospectives sur les dossiers, lois et enquêtes judiciaires qui ont marqué 2017.
Janvier : Bamba Fall ouvre le bal
Le saccage de la Maison du Parti socialiste (Ps) a ouvert l’année judiciaire 2017, avec l’arrestation, le 9 janvier, du maire de la Médina, Bamba Fall, et d’autres militants socialistes. Ils ont par la suite été mis sous mandat de dépôt par le doyen des juges, sur plainte d’Ousmane Tanor Dieng, dans le cadre de la casse de la Maison du Parti socialiste. Inculpés pour «tentative d’assassinat, violence et voies de faits, destruction de biens appartenant à autrui, injures publiques et menace de mort», Bamba Fall et ses camarades ont été remis en liberté, après un bref séjour carcéral.
Février : Thiallé tombe, Elimane Touré se suicide
Le 28 février, ce fut l’arrestation spectaculaire de Mansour Diop alias Thiallé, évadé de la prison de Rebeuss et impliqué dans plusieurs vols à main armée. Au même moment survenait la mort en garde à vue du transitaire Elimane Touré dans les locaux du commissariat spécial du port. L’enquête se poursuit…
Mars : La terreur de Dakar maîtrisée
Le 1er mars de l’année en cours survenait la mise aux arrêts des meurtriers du Marocain Mazine Chakiri et celle des auteurs des braquages à la station Edk Oil de Thiès et des agences Wari de Dieuppeul et Castor.
Avril : Thione Seck «perd» ses billets
Avril 2017, l’affaire Thione Seck refait surface, avec l’ouverture des scellés, pour le décompte des faux billets. Mais celui-ci a été compromis car seuls des échantillons ont été produits. En lieu et place des scellés contenant les faux billets évalués à 45 milliards FCfa par les enquêteurs, c’est un échantillon transparent contenant 100 euros et des mouchoirs verts entreposés qui ont été présentés au juge d’instruction. Mais, face au juge qui a décidé de renvoyer la partie à une date ultérieure, Ballago-père n’a pas manqué de s’indigner de la tournure des évènements. «Des étrangers m’ont arnaqué et escroqué, mais on a préféré m’enfoncer. Cela fait 40 ans que j’évolue dans la musique et dans toutes mes chansons, j’ai toujours essayé d’éduquer. Je méritais autre chose qu’un tel traitement».
Mai : Le terroriste de Rosso alpagué
La croisade contre le terrorisme a conduit à l’arrestation, le 17 mai, d’un présumé djihadiste du nom de AD, à Richard Toll. C’était en plein Festival de Jazz qui s’est tenu du 24 au 1er mai.
Juin : Papa Boy Djiné incontrôlable
Le lutteur Papa Boy Djiné, époux de la danseuse Ndèye GUEYE, refuse de se faire contrôler et en vient aux mains avec le policier qui a immobilisé son scooter. Jugé vendredi 23 juin, il est reconnu coupable de rébellion et défaut de permis et condamné à deux mois avec sursis.
Juillet : Demba Diop «emporte» 11 suspects
Terrible soirée que celle du 15 juillet. Au stade Demba Diop, un mur de la tribune découverte s’effondre : 8 morts et plus de 100 blessés dénombrés. Ce drame s’est soldé par l’arrestation de onze personnes : 10 supporters de l’US Ouakam et le jeune Bada Fall arrêté pour apologie du crime. Ils ont été inculpés pour «association de malfaiteurs et meurtre» par le doyen des juges. Dans cette affaire où l’on parle de «poursuites sélectives», les inculpés attendent leur procès devant la Chambre criminelle.
Août : Mois de la gendarmerie
La gendarmerie a arrêté huit personnes pour vol de bétail et deux autres personnes pour détention de faux billets, dans le cadre de la fête de Tabaski. C’est le moment où circulent les faux billets et on a eu à intercepter au niveau de Séwékhaye deux personnes qui avaient par-devers elles une forte somme d’argent mêlée à de faux-billets.
Septembre : Cheikh Amar «pleure» ses gorilles
Dans la première quinzaine de septembre ont été condamnés les deux gardes du corps de Cheikh Amar, pour «outrage à agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions, de refus d’obtempérer, de rébellion et de diffamation». Ousmane Seck a été condamné à 3 mois dont 7 jours ferme. Les faits se sont passés à Rufisque où le prévenu qui roulait en sens interdit a refusé de s’arrêter sur son injonction. Et lorsque le gendarme en civil l’a poursuivi pour réquisitionner son permis de conduire, celui-ci a refusé de s’exécuter. Le fait que ce dernier a brandi sa carte professionnelle ne l’a pas poussé à se conformer à la loi. «Je n’ai rien à f… de votre carte».
Octobre : libéré
Après 2 ans de détention au Camp pénal de Liberté, l’imam Ibrahima Sèye a recouvré la liberté le 14 octobre. Il s’est rendu coupable d’avoir traité le chef de l’Etat, Macky Sall, de «mécréant», suite à sa participation à la marche de Paris contre l’attentat de Charlie Hebdo.
Novembre : Arrestation d’
L’arrestation d’Assane Diouf, surnommé «l’insulteur public», aura sans doute été le fait majeur du mois de novembre. Celui qui se croyait intouchable au point de n’épargner personne dans ses diatribes, même le clergé religieux et les dignitaires du pouvoir, sera pris dans son propre piège. Il séjourne, depuis lors, à la Maison d’arrêt de Rebeuss, en attendant son procès.
Décembre : Procès Khalifa Sall

Par Pape NDIAYE