Selon une étude du ministère de l’Éducation, un jeune Français sur dix est « en difficulté de lecture » et un sur vingt en situation d’illettrisme.
Comme chaque année, les capacités de lecture des jeunes Français ont été testées l’an dernier lors de la Journée Défense et citoyenneté (JDC).
L’Éducation nationale a rendu vendredi, dans une étude, les résultats de ces tests sur 760 000 participants. Les résultats sont inquiétants.
Un jeune Français sur dix est « en difficulté de lecture » et un sur vingt en « situation d’illettrisme ».
Déficit de vocabulaire
Ces 5,1% de jeunes se caractérisent notamment « par un déficit important de vocabulaire ». Les 5,7% du niveau au-dessus ont « un niveau lexical oral correct mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits ».
On trouve ensuite, selon les données de l’enquête, 11,7% de jeunes « aux acquis limités », qui « parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension ». La lecture « reste pour eux une activité laborieuse mais qu’ils savent mettre en oeuvre pour en retirer les fruits ».
Quelque 77,5% des jeunes qui se sont présentés à la JDC en 2016 sont considérés comme « des lecteurs efficaces ».
Les filles s’en sortent mieux
L’enquête, menée tous les ans depuis 2009, souligne une différence entre les garçons et les filles : 12,4% des premiers sont en grande difficulté, contre 9,2% des filles.
La différence est forte parmi la population affichant les niveaux d’études les moins élevés et les performances convergent à partir du niveau baccalauréat.
Davantage de difficultés dans le Nord
La fréquence des difficultés de lecture est plus prononcée dans les départements du Nord (17,7% de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 17,5% dans la Somme), la Nièvre, l’Oise et en outre-mer. Elle est en revanche inférieure à la moyenne nationale en Bretagne.
AFP