Corey Lewandowski était le fidèle parmi les fidèles. Il était aux côtés de Trump depuis que celui-ci avait annoncé sa candidature. Quand il avait eu des démêlés avec la police en Floride, pour avoir agrippé le bras d’une journaliste, le milliardaire l’avait soutenu. Pourtant hier, Trump a limogé celui qui avait été l’artisan de ses victoires dans les primaires. Décision sans doute difficile car le magnat new-yorkais a la réputation d’être loyal à l’égard de ses proches. Mais ce sont ses enfants qui ont eu la tête de Lewandowski, le jugeant incompétent pour diriger la phase finale de la campagne. Dans une interview sur CNN, le conseiller n’a pas manifesté d’amertume : « Si quelqu’un m’avait dit, il y a dix-huit mois, que j’aiderais le candidat à gagner trente-sept victoires, à attirer quatorze millions de votes, plus que n’importe quel autre candidat républicain dans l’histoire, je lui aurais dit « est-ce possible? » Et regardez ce qu’il a accompli, j’y ai en partie contribué. Donc je n’ai aucun regret. » Le pouvoir est maintenant entre les mains de Paul Manafort, stratège républicain expérimenté dont la tâche principale va consister à essayer de transformer l’image du candidat afin qu’il devienne plus acceptable à l’establishment républicain.
Rfi