Le procureur de la République a requis une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 francs CFA contre le journaliste Cheikh Yérim SECK, poursuivi pour diffamation par Aminata Touré, actuelle Haut représentant du président de la République.
Dans son réquisitoire, le procureur a souligné la gravité des accusations formulées par le prévenu. Selon L’Observateur, il a estimé que les propos tenus dans l’article incriminé relevaient bien de la diffamation et étaient dénués de tout fondement. «Ces déclarations portent atteinte à l’honneur et à la réputation de la partie civile», a-t-il affirmé, selon le journal.
L’avocat d’Aminata TOURE a, pour sa part, insisté sur les conséquences de ces accusations sur l’image de sa cliente, tant au niveau national qu’international. Il a estimé que l’article en question avait nui à sa réputation et a réclamé 500 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Le verdict sera rendu le 14 mai prochain.
Pour rappel, en octobre 2024, Cheikh Yérim SECK affirmait qu’une réunion entre Bassirou Diomaye FAYE Ousmane SONKO et Mimi TOURE au Palais « aurait débouché sur des méthodes extrêmes visant à empêcher le retour de Macky SALL et à fragiliser sa famille ». D’où la plainte de l’ancienne Premier ministre devant la justice pour diffamation.
Babacar NGOM