À presque 11 mois au pouvoir, les nouvelles autorités peinent à répondre aux exigences des populations. Pis, le chef du gouvernement s’érige en maître face à la justice et les finances du pays. C’est du moins l’avis du Front pour la Défense et de la démocratie et de la République (FDR), qui s’est prononcé à travers un communiqué sur la situation actuelle du pays.
Pour cette coalition de l’opposition, «le Premier ministre ne s’est pas suffi d’exercer un contrôle absolu sur le pouvoir judiciaire en exigeant et en obtenant l’arrestation de toute personne qu’il désignait du doigt, il a aussi illégalement confisqué les compétences en matière de gestion au ministère des Finances et en matière de coopération au ministère de l’Économie, les transférant de fait à la Primature ».
«Le président de l’Assemblée nationale permet au Premier ministre d’insulter et de menacer un député en séance plénière sans lever le doigt. Pire, il envisage même de recourir à la gendarmerie pour expulser un député ayant comme seul tort d’exercer simplement son devoir de contrôle du gouvernement. (…) De surcroît, SONKO s’attribue les principales prérogatives liées à la gouvernance du secteur parapublic, notamment en ce qui concerne les marchés publics et les recrutements. (…) Cette décadence généralisée de nos institutions constitutionnelles atteste la fin de l’Etat, réduit désormais à la personne du Premier ministre », lance le FDR qui considère que le Sénégal est désormais dans «l’ère de l’Etat-personne, de l’Etat-SONKO dans toute sa dangerosité ».
Devant une telle situation, Khalifa SALL et ses camarades annoncent une série de visites chez les familles religieuses et une grande manifestation après le Ramadan.
Khadyja NDIAYE