Thierno Alassane Sall a été débouté. En effet, le bureau de l’assemblée nationale a déclaré irrecevable sa proposition de loi. Celle-ci portait sur l’abrogation de l’amnistie de 2024. L’impact financier est le principal motif de ce rejet selon le communiqué de la formation politique.
Pour Réewum Ngor, le « coût financier » est une fausse excuse. Pour le parti dirigé par Thierno Alassane Sall, Pastef ne veut pas que justice soit rendue et que toute la lumière soit faite. « S’agissant de la déclaration d’irrecevabilité de ma proposition de loi abrogeant la loi d’amnistie, le régime Pastef s’inscrit une fois de plus dans une logique de banditisme d’Etat », dénonce le communiqué. En effet, les députés de Pastef ont convoqué l’article 82, alinéa 2 de la constitution pour justifier leur décision.
L’article stipule que « les propositions et amendements formulés par les députés ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit la diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique, à moins que ces propositions ou amendements ne soient assortis de propositions de recettes compensatoires ».
Continuant, Réewum Ngor affirme que les députés de Pastef ont violé la procédure législative prévue à l’article 60 du règlement intérieur de l’assemblée nationale. Selon cette disposition, après réception des projets et propositions de loi, le président de l’assemblée nationale doit en donner connaissance à l’assemblée, qui en constate le dépôt. Ce qui n’a pas été fait.
Thierno Alassane Sall et ses compagnons pensent donc que me Bureau de l’assemblée nationale agit « exclusivement » dans l’intérêt de Pastef.
Remi SOUSSO