Macky Sall promet de se limiter à ce que la Crei dira sur le cas Karim Macky Sall a profité hier de son entretien avec Rfi pour tancer les organisations de défense des droits de l’homme qui réclament la libération de Karim Wade. Au micro de la «radio mondiale», il affirme qu’il ne leur appartient pas d’apprécier le travail de la Justice.Macky Sall, qui a la sensibilité à fleur de peau, n’apprécie pas du tout les critiques et demandes de libération de Karim Wade formulées par les défenseurs des droits de l’Homme. Et il a tenu à le dire au micro de Rfi. En effet, le chef de l’Etat qui répondait à une question du journaliste de Rfi sur la question s’emporte et tance les défenseurs des droits de l’homme: «Il n’appartient pas aux hommes politiques, encore moins aux associations des droits de l’homme, d’apprécier le travail de la Justice dans une démocratie», peste Macky Sall qui promet de se limiter à ce que la Cour dira.

Karim Wade est en prison depuis le 17 avril 2013 pour détournements présumés de biens publics. Le 6 janvier dernier, Aboubacry Mbodj, le secrétaire général de la Raddho, a réclamé sa libération ainsi que celle de toutes les personnes détenues dans cette affaire. «Aujourd’hui, on se trouve presque dans l’impasse.

Si la Crei ne peut pas démontrer aux Sénégalais qu’il y a eu un abus sur les biens publics, il faudrait au moins accorder la liberté provisoire aux personnes en attendant qu’on puisse trouver des preuves probantes qui puissent permettre un jugement», avait expliqué le défenseur des droits de l’homme. En outre, contrairement à ce qui a été dit et écrit dans la presse, Macky Sall nie également l’intervention de ses pairs africains en faveur du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.

D’après lui, en effet, aucun chef d’Etat africain n’a demandé la libération de Karim Wade. «Aucun chef d’Etat africain ne m’a demandé un geste de clémence. Tout au plus, il arrive qu’ils me demandent ce qui se passe au Sénégal», dit-il. «Parce que vous comprendrez bien qu’ils ne puissent pas faire de l’ingérence dans les affaires intérieures du Sénégal. Parce que le Sénégal est un modèle de démocratie et de droits de l’homme, un modèle d’Etat de droit aussi», poursuit Macky Sall expliquant que des personnes ont été arrêtées dans le cadre de la lutte contre l’enrichissement illicite où une Cour spécialement dédiée a été instaurée depuis 1981 par le président Abdou Diouf. «Je n’ai fait que la réactiver en nommant les magistrats. Cette Cour a engagé une procédure, donc il faut laisser la justice suivre son cours», conclut le chef de l’Etat.

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