LES TRAVAILLEURS REPONDENT A BARTHELEMY DIAS «Un tissu de contrevérités et d’amalgames»

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Selon les syndicalistes de la Sicap, le maire de Mermoz-Sacré cœur use de mensonges pour mettre la pression ou faire chanter leur entreprise. Barthélemy Dias avait rencontré la presse, avant-hier, pour accuser la Sicap d’avoir vendu à un tiers un terrain de jeu situé dans sa commune.

 

Les travailleurs de la Sicap n’ont pas perdu de temps pour réagir aux accusations du maire Barthélemy Dias. Ce dernier a accusé, avant-hier, la société immobilière de dévier de son objectif et de vendre des terres appartenant à sa commune. Dans un communiqué, Abdoul Aziz Wane, secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sicap, affirme qu’«après ses diatribes lors de son Conseil municipal délocalisé à Saly, le maire continue à prendre plaisir à jeter l’opprobre sur la Sicap et ses agents». «Ce maire doit comprendre que la commune n’est pas une commune rurale avec des hectares de terres, des vergers et du foncier à attribuer. Ce sont des titres privés. Les locaux qui abritent son bureau de maire sont une propriété de la Sicap, et il ne s'est jamais acquitté de son loyer depuis qu'il est maire», ajoute Wane qui révèle qu’à ce jour, Dias doit plus de 150 millions de francs Cfa à la Sicap. «La sortie de Barthélemy Dias est un tissu de contrevérités et d’amalgames», dit-il. Avant de s’interroger : «Comment la Sicap peut-elle céder un rond-point ? C’est à la limite grotesque et se manquer de respect que de tenir de tels propos pour un honorable député», peste encore le syndicaliste, ajoutant que son entreprise continuera à construire et à vendre conformément aux textes en vigueur et aux délibérations de son Conseil d’administration.

En outre, Abdou Aziz Wane qui informe que la commune de Dakar est représentée au Conseil d’administration de la Sicap, se demande si le maire, qui menace de détruire des constructions, se croit au-dessus des lois. Aussi les travailleurs de la Sicap rappellent-ils à Barthélemy Dias que leur entreprise avait fait condamner l’Etat du Sénégal en 1998 pour destructions et démolitions. Suffisant pour inviter le maire socialiste de Sicap Mermoz-Sacré cœur à éviter cette politique qui consiste à mettre «une pression ou à faire chanter». Car, souligne Abdou Aziz Wane, l’entreprise n’a pas de foncier à céder gratuitement et gracieusement à des «hommes politiques paresseux».Ce qui lui fait dire que M. Dias doit arrêter «la politique spectacle» qui consiste, d’après lui, à «bluffer» ses administrés. «La Sicap continuera ses programmes pour les Sénégalais sérieux qui travaillent. Une des faiblesses de l’Acte 3 est de confier la délivrance des permis de construire à des maires qui n’ont pas de services techniques et qui en font des fois un moyen de chantage», regrette le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sicap.

Charles Gaïky DIENE