L’EMPLOI DANS LA CULTURE L’Adac pour une valorisation des métiers des arts

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L’Association des animateurs culturels et des conseillers aux affaires culturelles (Adac) a fêté le 1er mai en organisant un forum sur l’emploi dans la culture. Elle invite à améliorer les conditions de travail des acteurs culturels. 

 

La fête du travail a été diversement célébrée hier. Les acteurs culturels en ont profité pour se pencher sur leurs préoccupations. Les professionnels des arts appellent à une réorganisation du secteur en passant par un cadre juridique adéquat pour améliorer les conditions socio-économiques des artistes. Il est important de redéfinir le cadre juridique pour réviser le statut de l’artiste. Pour le parolier, Birame Ndeck Ndiaye, par ailleurs membre de la Fédération des métiers de la musique, «il existe une inégalité entre les acteurs culturels du public et ceux du privé. Ces derniers sont moins favorisés». Pour le secrétaire général de l'Association des diffuseurs artistiques et festivals du Sénégal, Oumar Sall, «revisiter les textes devient une nécessité pour assurer la qualification des artistes, de même que la contractualisation avec la signature et la sécurisation des contrats à tous les niveaux». Il poursuit en proposant la création d’un bureau à l’image du Comité national de gestion (Cng) de la lutte pour la normalisation du milieu culturel. «Vu la précarité du secteur, il est urgent que les acteurs culturels portent le combat en redéfinissant le cadre juridique et l’impose à l’Etat. Il faut donc une réorganisation pour arriver à des résultats probants», laisse entendre Hugues Diaz président de l’Adac par ailleurs directeur de la cinématographie. Dans ce sillage, Diaz soutient qu’il faut impérativement que l’Etat organise des assises culturelles, car cela s’impose. «Cela permettrait de définir une politique culturelle, ainsi qu’un cadre juridique», dit-il. Pour certains participants, cette rencontre leur «permet de participer au débat national sur le travail dans l’espace culturel et pensent qu’il faut donner la parole aux concernés pour connaître leurs problèmes afin d’apporter des solutions efficaces».

Diouma SENE

(Stagiaire)