L’association des diplômés arabes dans la gouvernance du pays ainsi que le contrôle des dépenses du budget de la présidence de l’Assemblée nationale ont été les maîtres mots du discours de Sidy Lamine Niasse, à l’occasion de la clôture du Tafsir coran sur Walt-Tv, hier mercredi.
Lors du discours de Sidy Lamine Niasse à l’occasion de la clôture du Tafsir coran sur Walf-Tv, il a beaucoup été question de la transparence dans la gestion du budget de la présidence de l’Assemblée nationale chiffré à 50 millions de francs. Mais également, de la «caisse noire» du président de la République dont le montant dépasse les 300 milliards de francs. «On doit justifier les dépenses et contrôler la destination du budget de la présidence de l’Assemblée nationale. A lui seul, le président de l’Assemblée a 50 millions de francs par mois. Où est injecté tout cet argent ? Tant qu’il n’est pas mis fin à ce partage, il ne pourra jamais y avoir de développement dans notre pays», avertit Sidy Lamine Niasse. L’association des arabisants au début et à la fin du processus de gouvernance du pays préoccupe aussi le président-directeur général de Wal Fadjri. «Depuis 1881 jusqu’à nos jours, les arabisants ne sont pas associés dans la gouvernance du pays. L’enseignement arabe est négligé. Ils ont fait des études universitaires et ils réussissent des projets et des entreprises autant que les autres. Ils ont aussi de la méthode et de l’organisation», plaide le mollah du Front de terre.
Révolution
S’il n’est pas mis fin à cette double pratique consistant à négliger les arabisants et au partage des ressources du pays, le patron de Walf prédit une révolution qui frappera le Sénégal avant 2018. «Si on continue à négliger l’islam et les cadres arabes et à partager les institutions étatiques comme l’Assemblée nationale et le Sénat, le Sénégal connaîtra une révolution au plus tard en 2017», met-il en garde.
Inondations
Au sujet des inondations, le patron de Walf préconise la mise à contribution des porteurs de voix et des bénévoles qui, à l’en croire, doivent être considérés comme des partenaires. Ce, dans l’optique d’alléger les souffrances des victimes de cette catastrophe naturelle. «Il faut miser sur le volontariat pour construire le pays. Le Sénégal regorge de potentialités sur tous les plans. Les ressortissants de ce pays peuvent développer le Sénégal. Il faut miser sur l’expertise locale».
Audits sur fonds de règlement de compte
Le partage du pouvoir, le règlement de compte derrière les arrestations et audits brandis par le pouvoir contre les dignitaires de l’ancien régime, la mort du jeune Kékouta Sidibé à Kédougou suite aux tortures des gendarmes, l’impunité entretenue autour des forces de l’ordre ainsi que le silence de Macky Sall érigé comme méthode de gouvernement sont, entre autres, des sujets évoqués par Sidy Lamine Niasse au cours de son intervention.
Place de la femme et de l’enfant dans la société
La place de la femme et de l’enfant dans la société a occupé une place de choix dans son discours. Le constat est que ces deux composantes de la société sont reléguées au second plan, alors que la religion leur a toujours consacré une place de choix. «Prenons soin des femmes et des enfants», a conseillé Sidy Lamine. En dernière analyse, il est aussi revenu sur les enseignements à tirer de l’ensemble des sourates du Coran évoqués par Oustaz Hady Niasse (qui prônent la dignité, le dialogue islamo-chrétien, la vertu, etc.) tout au long du Tafsir du Coran qui se tient depuis le début du Ramadan. En clair, il s’agit des solutions du Coran face aux problèmes de la société.
Pape NDIAYE