«Le député du 23 juin» ne fait pas dans la gueule de bois, surtout quand il s’agit de répondre à des «attaques contre» sa «personne». Il a mis à profit la plénière avortée d’hier pour répondre à sa collègue Aïda Mbodj. «J’en profite pour répondre à Aïda Mbodj qui a dit des contrevérités sur le vote de la loi sur la parité. Elle m’a profondément déçu», assène le député de Leraal. «N’ayant pas d’arguments contre ma proposition de loi que je vais déposer incessamment sur le bureau de l’Assemblée pour combattre cette loi qui est une fumisterie politique, Madame Mbodj dit : ‘le jour du vote El Hadj était là et que seul Mbaye Niang n’avait pas voté cette loi’. C’est faux», se défend-il, expliquant qu’il était à Paris pour des raisons professionnelles le jour du vote.
Donc, d’après lui, contrairement aux allégations de Aïda Mbodj, ce n’est pas parce qu’il était le président de la commission de l’Urbanisme et de l’Habitat qu’il n’a pas «bronché». «N’oubliez pas que le 23 juin, j’étais président de commission et j’étais le héros du jour face à Wade et à sa loi. C’est pourquoi, le 14 juillet 2011, on m’a enlevé de la tête de la commission de l’Urbanisme parce que je n’étais pas avec Wade. Ce sont des gens qui n’ont pas de principes qui me condamnent», conclut-il.
STRATEGIE - DOMICILIATION DES SALAIRES DES DEPUTES : Les banques en opération séduction auprès des nouveaux élus
Toutes les banques de la place veulent gérer les salaires des nouveaux parlementaires. Hier, la Bicis, Uba, Banque atlantique, Ecobank, etc., ont déployé, chacune, une équipe et installé des stands à l’Assemblée nationale. Des commerciaux à la limite «offensifs» qui cherchent, à travers des offres attrayantes, à séduire les nouveaux élus. «Nous leur proposons une domiciliation de salaire, l’ouverture d’un compte bancaire, des prêts bancaires, etc.», affirme une commerciale d’une banque de la place. «Avec des salaires qui varient entre 1 et 2,5 millions de francs Cfa, les députés sont des clients très recherchés», ajoute-t-elle.
Ch. G. DIENE