TOURNEE DU LAUREAT PRIX DECOUVERTES RFI A DAKAR Marèma, ravie de revenir à la «maison»

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La chanteuse sénégalaise, Marèma Fall, lauréat du Prix découvertes Rfi était de passage à Dakar pour son concert dans le cadre de sa tournée. Un détour à la maison pour communier avec les siens.  

 

Dakar a été jeudi la dix-neuvième étape de la première partie de la tournée africaine de la lauréate du Prix découvertes Rfi 2014, la Sénégalaise Marèma Fall. Dix-neuf villes visitées dans treize pays du continent. Un saut à la maison avant d’aller recevoir son trophée cette semaine à Paris. Mais, Dakar a été exceptionnel pour la jeune chanteuse si l’on se fie à ses premières déclarations lors de son spectacle à l’Institut français de Dakar. «C’est bon d’être chez soi, je peux parler Wolof. Je suis dans mon pays et je veux que ça bouge !», s’exclame-t-elle après avoir servi à son public venu nombreux un premier morceau. Le ton est alors donné. L’artiste accompagné de quatre instrumentistes distille les sons, les uns aussi variés que les autres. Elle a les pieds nus sur scène, habillée d’une robe courte moulante noire, patchée de wax, guitare en bandoulière. Beaucoup de styles se retrouvent dans sa musique qui traverse certaines sonorités du terroir dont la Casamance où elle a des origines du côté maternel. Des mélodies des îles, ou maures et d’autres, sonnent à l’oreille dans Bayo BayFemme d’affaires, etc. L’artiste qui fait ainsi sa première grande carrière internationale grâce au Prix découvertes Rfi, semble déjà avoir gagné en assurance sur scène. C’est aussi une vraie créatrice d’ambiance, menant où bon lui semble ses mélomanes pour les combler d’envolées lyriques. Ceci sous l’œil de son tonton «le ministre Amath Dansokho».

Marèma Fall loue la bravoure des femmes qu’elle encourage à étudier, à aller de l’avant et se battre pour leur famille. Elle prie et invite les autres à en faire de même pour la paix dans le monde et particulièrement en Afrique (Afrique du Sud, Burundi). «Un monde sans haine, un monde uni», lance-t-elle.

Son orchestre, un quintet, mené de main de maître par le Franco-ivoirien Mao Otayeck, guitariste (chef d’orchestre et arrangeur de Alpha Blondy, Salif Keïta et Steve Wonder) accompagné par le Sénégalais Abdourahmane Fall (basse),  le Béninois Albert Brice Gnanho (batterie) et le percussionniste Wakha Ba.  

La tournée qui s’effectue dans les Instituts français et Alliances a débuté le 6 mars à Naïrobi au Kenya. Elle a fait danser les habitants de Mombassa, Comores, Bujumbura, Djibouti, Pretoria, Addis Abeba, etc. «La ville qui m’a marquée est le Caire, car j’ai fêté mon anniversaire à l’aéroport», dit-elle. Après son concert lundi prochain au pan Piper à Paris. Il s’en suivra une tournée européenne et une autre vers l’Afrique centrale.

Fatou K. SENE